È possibile?

Pregare oggi,


è possibile ?

 è utile ?

 

A cosa può servire al giorno d’oggi, in «questi tempi privi del calore dell’amore» in cui ognuno presenta incertezze, sofferenza, paura  o inquietudine, solitudine e paura di morire ?

Probabilmente, dirai : Pregare, non so !…

                                        Pregare, non so più…

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Se vuoi saperlo, se lo desideri, ascolta…

«Egli è per voi, la più sicura delle guide» :
Così diceva il papa Giovanni Paolo II, a Roma, il 16 ottobre 1994, al momento della beatificazione di Nicolas Roland (1642- 1678).


Questo giovane sacerdote, canonico della Cattedrale di Reims,
amico e consigliere di S. Giovanni Battista de la Salle,
fondatore della congregazione delle Suore  du Saint Enfant Jésus…
Questo giovane di famiglia borghese, colta, aperta alle nuove idee, avrebbe
potuto intraprendere la strada del successo, del potere, del prestigio…
Ma una Chiamata gli ha aperto un altro orizzonte, un’altra via in cui egli si è impegnato fortemente. In questo mondo in cui regnano la povertà e la miseria, l’incertezza e la paura, nel momento in cui i Grandi dominavano e i piccoli dovevano tacere… egli ha trovato la via del Signore, via aperta alla preghiera e dalla preghiera…
Egli l’ha proposta a tutti : giovani, adulti, bambini, sacerdoti…
Li ha trascinati al suo seguito…
Ha scoperto che «Dio ha talmente amato il mondo che ha donato suo Figlio»
per insegnarci a parlare con Lui come figli e a parlare tra noi come fratelli.

Questa preghiera ci è stata donata in Cristo, con Cristo e in Cristo…
Questo cammino è quello della vita «quotidiana»,
della vita «di incontri», della vita di «Relazione»

Nicolas Roland ti dice :

in questa quotidianità che è probabilmente la tua, ancora oggi,
Ascolta il tuo cuore…
Scopri una Presenza più reale di quella visibile che cattura il
tuo sguardo e ti attira completamente…

 

 

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Chemins de prière

Nicolas Roland a découvert le grand Amour de Dieu pour chacun de nous.
Si tu veux, toi aussi le découvrir, écoute… émerveille-toi… aime… fais confiance…
Voici à ta disposition diverses manières de prier : Prières d’adoration et de louange,
Prières de merci, Prières d’Offrande, Prières de demande, Prières de pardon,
Prières avec l’année liturgique, Diaporamas liturgiques, Prières par mois,
Prières avec les Saints et les témoins…

5 Chemins de prière 

Avec l’année liturgique

Diaporamas liturgiques

Par mois 

Télécharger les fiches de prière

Prier avec les saints et les témoins

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Plan du Site

Plan du site de la Congrégation 

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Actualités
2012 In review

Nicolas Roland au cœur de feu
Vie de Nicolas Roland : B.D.
Histoire des Sœurs du Saint Enfant Jésus
Pour aller plus loin

A la suite de Nicolas Roland
Après Nicolas Roland : Jean Baptiste de la Salle
Rencontre de M Nyel
Fondation d’écoles
Epreuve du jansénisme
Epreuve de la Révolution
Existence légale retrouvée
Nouvel essor
Reconstruction – Expansion
Suppression de la direction du ‘Cours normal’
Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat
Guerre de 1914 – Exode
Nouvelle reconstruction
1924 : Retour àla Maison Mère

Envoyées en Mission

Les Sœurs au Tchad
Envoi en Mission
Départ et arrivée au Tchad : 8 septembre 1969
Fête à la Mission en notre honneur
Nos découvertes : Paysages de notre région
Vie familiale au Tchad
Les métiers
Premier dimanche en brousse en compagnie du Père
Apprentissage de la langue
Apprivoisement
Fête de l’indépendance : 30 janvier 1970
Prévoir l’avenir : visite à Mombaroua et à Lara
Ecole de la Mission de Léré, ouverte à tous
Visite de l’école
Jardin d’enfants
Cours préparatoire 1ère année
Cours préparatoire 2ème  année et C. élémentaire
Découverte de la religion animiste
Premier retour de mission de Sœur Danièle à Reims : juillet 1971

Richesse de la vie missionnaire

Peuple religieux :
Un peuple religieux qui nous interpelle
Une Chrétienté généreuse mais déjà heurtée par nos divisions

Les activités missionnaires s’organisent… :
Rentrée des classes 1971  Session de fiancées  Un appel

1971 : Recherche avec l’hôpital pour l’animation sanitaire :
Recherche avec Monsieur Patalé, Moundang.
Pour la promotion des femmes, trouver des responsables

Fête des Moundangs 

Ecole du soir

Les Sœurs en mission à Léré

Recherche de femmes responsables
Organisation et formation

Repos et détente au bord du lac

Relation d’amitié : notre chemin apostolique

Où en est l’animation en 1975 ?
La vie a continué… Quelques années après, en 1975 où en est l’animation ?
Creusement de puits – Construction de grenier à mil communautaire
Fabrication de charrettes : « ambulance » ! Souci de l’hygiène

Promotion collective
Octobre 1975, après la saison des pluies
Dans les villages, l’animation sanitaire progresse. L’école aussi est bien reprise.

Forage des puits : Puits

La vie missionnaire continue

La Transmission orale de la Parole de Dieu
7 mai 1976
La Parole de Dieu transforme les mentalités
La Parole de Jésus appelle et envoie
Les responsables de communauté de Léré se réunissent

Nouvelle année apostolique 1980 :
Le scolaire évolue
L’animation sanitaire se structure
Des Greniers communautaires sont construits

Visite de Monseigneur Bouchard
12 avril 1981
La mort d’un pauvre : Jean Patalé

Epreuve dans notre vie missionnaire
Comment continuer la mission à Léré ?
La vie missionnaire continue
Congrégation des Bene-Téréziya

Témoignages
Récit de Sœur Jean
Non, je ne regrette rien
Elève infirmière en 1938-1940
Septembre 1939 : Sœurs mobilisées par la Croix Rouge
Centenaire de Sœur Jean-Marie

Sœur Odette Panet
Sœur Jean Berchmans
Sœur Agathe Mozet
Sœur Hélène Malaisé
Sœur Vincent de Paul
Sœur Paule Parant
Sœur Irène Courty
Sœur Henriette Chauvet
Sœur Martial
Sœur Marie Thérèse Deglaire
Sœur Marie Thérèse Bourtembourg
Sœur Agathe Coqueret
Sœur Georgette Philippe
Sœur Suzanne
Sœur Jean de la Croix
Sœur Hélène Leroy
Merci Aline
Sœur Anne-Marie Balard
Centenaire de Sœur Jean-Marie
Sœur Jean-Marie
Sœur Marguerite-Marie Graf
Sœur Yvonne Davenne
Sœur Geneviève Gosset
Soeur Denise Michel (Soeur Léon)
Soeur Marie-Madeleine Augée
Centenaire de Soeur Marguerite Mauprivez

Prier avec Nicolas Roland  

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Prier, est-ce utile ?
Si tu cherches, écoute !
2012 in review

Séduit par l’Amour…
Contemple…
Ecoute…
Avec Nicolas Roland
Adore
Laisse-toi aimer
Comme un enfant

Choqué par la misère…
Ouvre-toi
Suis Jésus
Demande pardon
Offre-toi
Porte l’espérance

Engage-toi…
Sois notre guide, Bienheureux Nicolas Roland
C’est le chemin
Avec Jésus
Ecoute
Ecoute encore
Prie
Reçois

Avec Marie…
Avec Marie
Demande
Embrase-nous
Envoie-moi
O Jésus vivant en Marie
Supplie

Chemins de prière
5 Chemins de prière
Avec l’année liturgique
Diaporamas liturgiques
Par mois
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Prier avec les saints et les témoins

Praying with Nicolas Roland

If you are searching…
Is it possible ?
Listen!

Overcome by love
Contemplate…
Listen…
With Nicolas Roland
Adore
Allow yourself  to be loved
Like a child

Shocked by wretchedness
Be opven
Follow Jesus
Ask  forgiveness
Offer yourself
Come with hope

Commit yourself
Be our guide Blessed Nicolas Roland
That is the way
With Jesus
Listen
Continue listening
Pray
Receive

With Mary
Mith Mary
Ask
Embrace us
Send me
Jesus living in Mary
Beg

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2
1b couv 1-46 et 3-44
2a 43- 4 et 41-6
2b 5- 42 et 7-40
3a 39-8 et 37-10
3b 9-38 et 11-36
4a 35-12 et 33-14
4b 13-34 et 15-32
5a 31-16 et 29-18
5b 17-30 et 19-28
6a 27-20 et 25-22
6b 21-26 et 23-24

Rezar con Nicolás Roland

Si estás buscando…
¿Es posible?
¡Escucha!

Seducido por el Amor…
Contempla…  
Escucha…
Con Nicolás Roland

Adora
Déjate querer
Como un niño 

Impresionado por la miseria…
Ábrete
Sigue a Jesús
Pide perdón
Ofrécete
Aporta esperanza

Comprométete…
Sé nuestro guía,
Beato Nicolás Roland

Es el camino
Con Jesús
Escucha
Vuelve a escuchar
Reza
Recibe

Con María…
Con María
Pide
Abrásanos
Envíame
Jesús vivo en María
Suplica

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5a 31-16 et 29-18
5b 17-30 et 19-28
6a 27-20 et 25-22
6b 21-26 et 23-24

Pregare con Nicolas Roland

Se cerchi
È possibile?
Ascolta !

Sedotto dall’amore…
Contempla
Ascolta
Con Nicolas Roland
Adora
Lasciati amare
Come un bambino

Scioccato dalla miseria
Apriti…
Segui Gesù
Chiedi perdono
Offriti
Porta la speranza

Impegnati
Sii la nostra guida, beato Nicolas Roland
È il cammino
Con Gesù
Ascolta
Ascolta ancora
Prega
Ricevi

Con Maria…
Con Maria
Chiedi
Infiammaci
Inviami
O Gesù che vivi in Maria
Supplica

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4b 13-34 et 15-32
5a 31-16 et 29-18
5b 17-30 et 19-28 6
a 27-20 et 25-22

6b 21-26 et 23-24

Une Famille

Clin d’œil  

Une bougie vous parle
Les 4 bougies
La Vie… La Vie… (l’âne)
La Vie Mère Térésa
La leçon du papillon
135_La_fleur_et_le_papillon_RP
Fleur de l’Honnetete
lestroispassoires
La petite grenouille
La cruche fissurée
lalegendedupotfele
Les jeux olympiques du cœur
Dieu_compte_sur_toi
Une_leçon_des_oies
Les 2 loups
10questions
Pas croyable !
Le repos
Petites Béatitudes de Joseph Folliet
Un sourire
Le Rire
histoire_philosophique1

Jeux
Ouvrir les Chemins du dialogue avec Nicolas Roland
Connais-tu Nicolas Roland ?
Jeu de l’Oie avec Nicolas Roland
Autres Jeux
Jeu du baptême
Jeu des apôtres
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Jean-Baptiste ?… Vous connaissez ?…

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Clin d’œil

Voici la liste de chaque « Clin d’oeil » !

Une bougie vous parle

Les 4 bougies

La Vie… La Vie… (l’âne)

La Vie Mère Térésa

La leçon du papillon

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Fleur de l’Honnetete

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La petite grenouille

La cruche fissurée

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Les jeux olympiques du cœur

Dieu_compte_sur_toi

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Les 2 loups

10questions

Pas croyable !

Le repos

Petites Béatitudes de Joseph Folliet

Un sourire

Le Rire

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A la suite de N. Roland

Après sa mort, l’oeuvre de Nicolas Roland continue :

Après Nicolas Roland : Jean-Baptiste de la Salle
Rencontre de M Nyel…
Fondation d’écoles
Epreuves du jansénisme… 
Epreuve de la Révolution…
Existence légale retrouvée
Nouvel essor
Reconstruction – Expansion
Suppression de la direction du ‘Cours normal’
Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat
Guerre de 1914 – Exode
Nouvelle reconstruction
1924 : Retour àla Maison Mère

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26 mars 1912 – 2012 : Centenaire de Sœur Marguerite Mauprivez


C’était le 26 mars 1912.
La joie de l’Annonciation remplissait encore les cœurs
lorsque la petite famille accueillait Marguerite.
Ils étaient là avec leurs 9, 8 et 2 ans !
Marie-Louise, René et Paul recevaient une petite sœur.

Le baptême fut fixé au jour de Pâques. Quelle nouvelle grâce !
La famille réunie fête alors la naissance de l’enfant de Dieu
qui reçoit en cadeau, non pas 20 ou 50 ans mais
100 ans pour grandir et s’épanouir.
(Qui aurait cru !… mais le fait est là !)

  Après les premiers pas dans la paix familiale,
commence un temps de guerre.
1914, Papa est mobilisé, il faut partir.
Aussi grands parents et famille se réfugient à Poilly, proche de Ville en Tardenois.
La maison est grande, un certain état major français y stationne, c’est une protection. Lorsque grand père quitte cette terre, l’officier présent à notre peine rassure la famille : « Ne vous inquiétez pas… Partez.
Une maison à Chatillon sur Indre vous accueillera ».
En effet, bien accueillis, nous y resterons un certain temps qui parut bien long.

Cela d’ailleurs ne s’est pas fait sans difficultés…Quelle épopée !
Partir au moment de la bataille de la Marne, sans moyen de locomotion,
n’ayant qu’une brouette pour la grand-mère paralysée !…
Arrivés enfin à Dormans où le train attendait,
nous avons pris, tant bien que mal, tous les bagages, fiers de soulager maman
qui s’occupait de grand-mère et c’est le départ vers l’inconnu !

Ce voyage laissera bien des souvenirs douloureux :
ainsi longer l’Eglise, voir tous ces anglais couchés dans l’herbe
est une image qui ne peut s’effacer dans le cœur des enfants que nous étions.

Cette longue période sera marquée par le retour de papa militaire
retrouvant tout son petit monde. C’était en 1918, la guerre se terminait.

Mais il a fallu attendre 1920 pour regagner le pays et que la vie reprenne à Reims.
Nous avons trouvé la maison complètement détruite.
Papa est allé travailler comme boucher au Goulet-Turpin,
ce qui lui a permis de retrouver un logement pour nous tous.

 En famille, la prière était quotidienne, la messe du dimanche obligatoire
et même si grand père ne pratiquait pas,
il s’assurait que nous étions bien partis à l’heure à ce rendez-vous.

Quant à notre père, il allait fidèlement chaque matin
« servir la messe » comme on disait !…
La messe de 6 heures lui permettait d’ouvrir dès 7 heures le magasin.

Durant cette période, notre sœur ainée est allée à Bezannes
pour s’occuper des grands parents maternels.
Aussi chaque dimanche, nous voyions arriver la voiture à cheval
et c’était la joie d’un petit voyage… et de se retrouver en famille…

Ambiance chrétienne, climat paisible d’une famille, école publique,
présence au catéchisme conduisent l’enfant que j’étais, à la première communion.
Ce fut un premier vendredi du mois, en l’Eglise sainte Geneviève,
suivie quelques années après, par la fête de la Communion solennelle.

L’année 1923, celle de mes 11 ans fut marquée par un moment inoubliable…
La Consécration à la Sainte Vierge m’a si fortement marquée
que je me vois toujours imprégnée d’un profond élan de joie profonde,
de paix et de certitude.
Cette grâce lumineuse s’est développée tranquillement
tout au long de ma scolarité à Jeanne d’Arc,
soutenue par le groupe d’Enfants de Marie.

Cette remise de ma vie à Marie a été sûrement soutenue
par la fidélité de papa au chapelet :
il ne quittait pas la poche de sa pèlerine
et j’allais souvent dire « une dizaine » avec lui.
C’était sa prière… tertiaire de saint François avec maman,
tous deux ont été formés à l’école des sœurs du Saint Enfant Jésus.
Ils puisaient dans cette vie de prière leur force et leur patience chrétiennes.

 La générosité de nos parents et grands parents a marqué notre jeunesse.
Je me souviens du partage des fruits et légumes avec les frères de l’école.
La visite des « petites sœurs des pauvres » était attendue tous les lundis.

De 1924 à 1928, je fréquente l’école des sœurs de Jeanne d’Arc.
Période marquée par une chute et la fracture de la jambe :
3 mois sans école mais Suzanne, compagne de classe
me remettait chaque soir les devoirs de la journée.

Une retraite à Jeanne d’Arc, la rencontre des prêtres, la messe quotidienne
m’ont conduite à l’orientation de ma vie et à une décision ferme.

 Me voici en 1932, demandant l’entrée au noviciat des Sœurs du Saint Enfant Jésus.
Sœur sainte Isabelle et Sœur saint Alfred
nous accueillaient et accompagnaient notre formation.

Le 15 septembre 1933, c’est la joie de la prise d’habit.

 

Deux ans de noviciat et ce sont les premiers vœux.
Je devenais Sœur de l’Enfant Jésus « pour servir ».
Le désir de ce service humble du Seigneur
s’était inscrit dans ma vie depuis ma Consécration à la Sainte Vierge.

A ce moment, je n’avais pas de diplôme
mais je savais que dans la Congrégation,
il y avait bien des services à remplir.
J’entrais donc en confiance.

Cependant un jour, le doute survint : ne fallait-il pas quitter ce lieu ?
Je communiquais ma question au prêtre accompagnateur.
La netteté de sa réponse : « Faites votre malle. Je vous reconduis. »
m’a fait apparaître clairement le réel et la tentation disparut immédiatement.
C’est un souvenir mais aussi une action de grâces car je suis encore là.

Les premiers vœux ont été prononcés et reçus en 1934 durant la messe,
tôt le matin, dès 6 heures, sans présence extérieure :
c’était le temps des lois laïques.
La Congrégation enseignante ne pouvait plus être reconnue officiellement.
Le service des malades permettaient de demeurer à la Maison-Mère
alors que les classes durent évacuer…
Temps d’obscurité et d’inquiétude
mais de fidélité inventive et courageuse pour toutes.

 

En 1936, je fus envoyée à Paris avec Sœur Vincent de Paul.
Monseigneur Verdier avait créé à l’hôpital Saint Joseph une section d’infirmière
pour les religieuses non acceptées dans les écoles d’état.
1938, le diplôme d’infirmière en poche,
c’est le retour à Reims bien reconnaissante à Mère Inchelin
qui a assuré une solide protection « aux internés du dimanche ».
La clinique de Reims m’accueille.
Envoyée bientôt à l’hôpital de Nouzonville,
il fallut revenir à Reims comme infirmière à l’hôpital militaire.

 Lorsque Reims est évacué, nous sommes parties vers Auxerre puis Aurillac.
Le retour à Reims eut lieu en juin 1940.
C’est à la clinique que je vais à nouveau rencontrer les malades jusqu’en mai 1942.
Arrêtée par la maladie, je demeure à l’infirmerie.

 En 1947, je suis envoyée à Nouzonville et y demeure jusqu’en 1953,
date à laquelle je rejoins la Communauté de la Rue Colette à Mézières.

Le travail à la maison, les piqures au dispensaire seront les occupations journalières.
Ma santé est fragile, il faut en tenir compte malgré mon désir de servir plus activement. Situation toujours difficile, sachant que souvent les impuissances sont une charge
pour l’entourage. Vouloir servir reste toujours mon désir
mais les moyens sont de plus en plus restreints
et le repos de plus en plus nécessaire.
Chemin difficile que guettent le découragement et le regret.

 

C’est en 1967 que je découvre la Houillère et assure la permanence
du dispensaire, avant d’être envoyée au dispensaire de Sedan,
rue des Fausses Braies et au petit centre ouvert dans la ZUP et cela jusqu’en 1998.

La fermeture de la Communauté de Sedan provoque la dispersion des Sœurs.
Et me voici revenue définitivement à la Maison-Mère en 1998.

Une chute malencontreuse, le genou fracturé me conduisent à l’infirmerie.
Dans la grande Communauté de Reims, peu à peu, je trouve ma place et l’office, l’Eucharistie, les rencontres communautaires vont remplir mes journées.
Servir par la prière est l’œuvre de chaque jour.
Tous les jours, cette prière porte auprès du Seigneur les malades que je connais…
tous les malades, tous ceux qui sont dans le besoin et toute ma famille.

Jour après jour, traversant les moments difficiles,
les périodes de maladie et d’impuissance,
les temps longs de repos ou de moindre activité :
me voici « centenaire ».
 

Le Seigneur m’a donné cent ans pour épanouir la formation reçue en famille,
forte de l’exemple des parents et émerveillée de la famille
qui s’est si largement développée.

Dans mon cœur demeure la parole qui éclaire toujours ma route :
« Ecce, Fiat, Magnificat ! »

 

Elle a éclairé ma profession perpétuelle,
elle me conduit toujours vers Jésus
et vers Nicolas Roland que j’ai toujours prié de toutes mes forces.

Et voici ma prière journalière :

Jésus, je vous donne mes yeux, mes oreilles, ma mémoire,
mes jambes, mon entendement, ma volonté, ma confiance.
C’est Vous qui m’avez tout donné. Je vous remets tout.
Donnez-moi seulement votre Amour et votre grâce.
O Marie conçue sans péché, priez pour nous…

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Soeur Geneviève Gosset

Geneviève Gosset 1922 – 2011

Le 23 octobre 1922, une petite fille vient agrandir la famille Gosset, Famille chrétienne où la Confiance en la Providence est de mise. La ferme demande le travail de chacun tandis que « la Vigne » demeure l’objet de toutes les attentions. Le « petit » verre de champagne marque chaque dimanche, gravant un inoubliable souvenir dans le cœur de la fillette.

    Après l’école des Sœurs d’Ay, il faudra partir à Reims.
C’est le temps des études.
La voici à Jeanne d’Arc, élève appliquée, obéissante
mais aussi de caractère joyeux.
Dans son groupe de Croisade eucharistique, elle pourra laisser grandir sa foi et sa piété.
Choisie comme « apôtre »,
elle saura entrainer ses compagnes.
Son lent signe de Croix traduit son entrée dans la prière.

Les examens terminés, l’attrait de Jésus
va conduire Geneviève au noviciat
des Sœurs du Saint Enfant-Jésus
où elle retrouvera « sa grande sœur ».
Sous la conduite de Sœur Michel, se développe et s’approfondit sa Confiance
en la petite sainte, Thérèse de l’Enfant-Jésus qui devient sa protectrice.
Aussi, c’est le nom qu’elle va choisir en s’engageant pour toujours à la suite de Jésus.
Dire sans cesse avec Thérèse son « petit OUI » sera le chemin,
un OUI qui ouvrira bien des portes et engagera de nombreuses réponses
comme aussi de nombreux voyages.

 

Sœur Geneviève va faire ses premiers vœux, le 15 septembre 1943
et là voilà envoyée à Charleville. Premier pas de la « maîtresse » des petits,
suivis de combien d’autres… à Châlons, Rethel, Sedan, Reims.
Que de « petits » seront, doucement mais fermement, conduits,
ouverts à la vie sociale et, petit à petit,
entendront les Paroles de Jésus, comme le petit « Samuel »…

 

L’apprentissage de la lecture à la suite du Père Faure… la méthode Ward…
les récitatifs évangéliques du Père Schaeffer… vont éveiller les cœurs à la Confiance
et la mélodie soutiendra la mémoire…
Toute une richesse mise au service de la vocation apostolique,
« l’annonce explicite de Jésus » et quelle joie de préparer les cœurs d’enfants
au baptême ou à la première Communion !

 Et voici une occasion unique pour cette annonce de la Parole.
Sœur Geneviève est convoquée à proclamer cette Parole
en présence de notre Pape Jean-Paul II.
C’était en octobre 1994 : Béatification de Nicolas Roland à Rome.

La retraite d’enseignante n’éteint pas l’élan apostolique.
Elle sera envoyée au C.F.P. mais poursuit sa présence et son engagement
pour l’éveil de la foi, comme aussi dans le soutien des plus faibles…
Combien d’anciens et d’anciennes ou de maîtresses se souviennent de la Sœur
qui ouvre la grande porte du primaire !
Qu’il pleuve ou qu’il vente, la sœur, pourtant ennemie des courants d’air est là,
fidèle, chaque matin, midi ou soir…
Chacun peut entrer, et avec son sourire, serrer la main de la Sœur,
avant de courir vers sa maîtresse et sa classe. La cloche sonne.
Pourtant, il faut attendre cette voiture toujours un peu retardataire…

 Elle connaît bien tous ces « petits »… et cette connaissance,
elle a eu la joie de la partager aux élèves-maîtres du C.F.P.
qui profitent de son enseignement et de son expérience de l’éveil de la foi,
plusieurs années durant.
Et quand elle rejoint la Maison-Mère et sa petite chambre d’infirmerie,
ce sera toujours le petit Samuel du « Coin prière » de ses différentes classes
qui indiquera « sa » chambre et ravivera le Souvenir.
La vie en Communauté sera toujours un soutien et le lieu de tant de petits services…
Fatiguée par l’âge, l’impossibilité de lire et la maladie,
nous constatons que la visite de « petits enfants » provoquait toujours
le sourire ravi et admiratif sur les lèvres si souvent silencieuses dans les derniers temps.
Béni sois-Tu Seigneur pour tout ce que Tu as fait pour elle, en elle et par elle.
Merci Chère Sœur Geneviève pour votre témoignage.

Merci à votre famille qui a accepté votre don total à Jésus et  aux autres.
Merci à vous tous, amis, qui exprimez votre reconnaissance,
votre estime et votre affection. Merci de votre prière pour elle.

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Soeur Marguerite-Marie

Sœur Marguerite-Marie

1933 – 2009

         

Maggy est née le 3 mai 1933 à Philippeville, en Algérie.
Dès le retour de la famille en France, elle continue ses études au Sacré-Cœur de Sedan
et s’engage au patronage, comme monitrice d’Ames Vaillantes et de colonie de vacances.

 
Elle est marquée par sa maman profondément chrétienne,
discrète et toute donnée dans son quartier.
Elle fait l’expérience d’une vie professionnelle.
Elle entre dans la Congrégation, le 24 août 1954.
1 an après, elle prend l’habit et prononce ses premiers vœux en 1956.

        

C’est alors qu’elle prépare le diplôme d’état d’infirmière et l’obtient en 1959.
Aussitôt, la voilà envoyée à Charleville comme infirmière.
5 mois après, elle tombe malade et doit partir au « sana » de Guébriant jusqu’en 1963.
En octobre, elle peut reprendre un service régulier dans notre clinique de Reims.
C’est en septembre 1967 qu’elle est nommée dans la Communauté de Mézières,
puis à la petite Communauté qu’on ouvre en HLM
à la « Couronne-Champagne » avec un dispensaire au milieu des gens.


A La Houillère, à Mézières, en 1984 à Nouzonville, infirmière et catéchiste,
proche des personnes qui souffrent,
elle gagne les cœurs par sa compétence d’infirmière,
l’attention aux personnes, les services rendus
et l’écoute qui redonne confiance et soutient…
Son grand esprit de foi face aux difficultés aide les autres.

      

En janvier 1996, nommée économe générale, elle met ses dons au service de la Congrégation,
toujours prête à donner des renseignements, trouver des solutions pour apaiser,
mettre sur la bonne piste car elle a l’art
de retrouver les erreurs des comptes de communauté…
Merci, Chère Sœur Marguerite-Marie, pour ce travail austère accompli dans l’ombre avec sérieux.
C’est alors qu’avec joie, elle partait à Chenay,
pour prendre un peu de recul, de repos, avec sa communauté.

     

Depuis 15 mois, lucide sur le mal qui la rongeait, elle nous a toutes marquées
par son courage, sa sérénité, sa force puisée dans la prière silencieuse
devant le Saint-Sacrement, avec une régularité sans faille.
Elle aimait égrener son chapelet, plongée dans la contemplation.

    

Le pélerinage à Lourdes fut une grande joie qu’elle a beaucoup partagée au retour.

                

En décembre, quand elle a su qu’elle devait à nouveau se soumettre à la chimio,
elle nous a dit à toutes : « C’est mon cadeau de Noël ».
Pressentait-elle la rencontre du Seigneur qu’elle a servi et aimé toute sa vie ?
Obligée d’être hospitalisée, elle savait accepter humblement et simplement les attentions,
les petits gestes des Sœurs plus proches : « C’est des mères pour moi ».
Ces rencontres, ces relations, elle les vivait comme une « visitation » de Dieu.
Quand le Père Marniquet, aumônier de l’hôpital est venu la voir,
c’est avec une grande paix qu’elle reçut les sacrements du pardon,
l’onction des malades et le Corps du Christ et lui a dit :
« Père, votre visite, c’est un cadeau ».

Sa maladie nous a tous profondément et affectueusement réunis à sa famille ;
en Congrégation, nous avons vécu Noël autrement :
Dieu nous a fait entrer un peu plus dans son mystère d’Incarnation
car c’est Lui qui est venu vivre en chacun de nous la souffrance.
C’est la communion dans la prière qui la faisait vivre
ouverte à tous et au service jusqu’au bout.

 Homélie de la messe d’obsèques de Sœur Marguerite-Marie

Nous savions Sœur Marguerite-Marie sérieusement atteinte dans sa santé,
son départ rapide nous surprend cependant.
A vue humaine, nous pensions qu’elle aurait encore pu servir utilement quelques années
la mission dans laquelle elle s’était engagée il y a plus de 50 ans.

   

Lorsque je suis allé la visiter mardi après-midi je l’ai trouvée paisible, accueillante, lucide :
« C’est la dernière étape », m’a-t-elle annoncé. Loin de se replier sur son mal,
elle s’intéressait à tout autre chose qu’elle-même,
jusqu’à me donner des nouvelles d’une personne de Charleville actuellement en rechute.
Des étapes difficiles, elle en avait déjà connues.
Dans les premières années de sa vie religieuse,
elle avait été contrainte à un long temps de soins et de repos.

Sa foi doublée d’un tempérament bien trempé lui permettait
de surmonter les obstacles  et de continuer à avancer avec confiance.
Je crois qu’elle était très attachée à sa congrégation qu’elle défendait jalousement.
Elle était surtout profondément marquée par le charisme de celle-ci,
voulu par son fondateur Nicolas Roland.
Noël, le mystère de l’Incarnation était le centre de sa vie spirituelle,
et le moteur de son action,
l’annonce explicite de Jésus-Sauveur aux hommes de notre temps
et plus particulièrement aux enfants.

C’est à l’occasion de la catéchèse des enfants que je l’ai mieux connue.
C’était à Mézières, à une époque où il n’était pas si facile
d’être animatrice au sein d’une catéchèse
qui cherchait parfois douloureusement un nouveau souffle.
Les groupes d’enfants étaient encore nombreux
qui procuraient une certaine satisfaction
mais ne parvenaient pas à étouffer les luttes d’influence
dans le monde des adultes responsables.
Ce n’était pas cela qui freinait son zèle, même si elle en souffrait.
Je me souviens que Sœur Marguerite-Marie rappelait volontiers qu’elle avait un métier.
Elle était infirmière et, à ce titre, dès la fin de la messe matinale,
elle partait, avec sa 2 CV ou sa 4 L, visiter les malades,
visites qu’elle reprenait en fin d’après-midi.
Une autre partie de son temps était consacrée à la pastorale,
visite des familles, animation de réunions de catéchistes, de parents,
préparation des différentes liturgies
jusqu’à mettre la main aux décorations pour rendre celles-ci plus belles, l’ACE.
Elle ne comptait ni son temps ni sa fatigue,
illustrant ainsi cette parole de Saint Jean entendue dans la lecture :
« Vous aussi vous devez donner votre vie pour vos frères ».
Elle savait que ce n’est pas par des paroles et des discours,
mais par des actes que nous devons aimer.
Sa dernière mission comme économe générale lui est une occasion de servir,
de façon inédite pour elle, ses sœurs.
Là encore elle révèle son souci du travail précis, sérieux.
Heureusement la communauté de la Houillère ou de Chenay lui permettent
de respirer un autre air, quelques jours par semaine.

     
Sa dévotion à l’Enfant Jésus la mettait tout naturellement en communion avec Marie.
Je crois qu’elle a beaucoup médité, ces jours-ci, l’événement de la Visitation,
Marie délaissant ses propres problèmes
pour aller se mettre au service de sa cousine plus âgée et dans le besoin.
Ainsi, elle répand autour d’elle le bonheur qu’elle porte en elle.

  

Sa foi rayonnante, Sœur Marguerite-Marie l’a manifestée
de multiples manières durant sa vie :
plus particulièrement dans sa compassion envers les malades,
sa sollicitude pour les enfants, le service de sa congrégation.
Sur son lit de malade, elle a accueilli avec la même foi paisible
les visites qui lui ont été faites comme autant de visitations
au travers desquelles elle a reconnu la tendresse de Dieu pour elle.
Elle nous rappelle que les occasions de tristesse
et de souffrance ne sont pas plus épargnées aux croyants qu’aux autres.
Pourtant, ceux-ci ont reçu, au fond de leur cœur,
une source de bonheur vraiment intarissable.
Rien ne peut altérer la joie de celle qui porte en elle son Dieu.
Marie avait pour mission de faire naître le Messie dans le monde.
Nous aussi nous sommes appelés à le faire naître là où nous sommes.
Certes, il y a des « oui » qui ne sont pas faciles à exprimer.
Ils sont cependant la chance qui nous est offerte pour accueillir,
dans l’imprévu le plus souvent, le don de Dieu.
Sœur Marguerite-Marie me disait que le mal l’avait reprise brutalement
le 7 décembre, veille de l’Immaculée Conception.
Elle remettait sa vie entre les mains du Seigneur,
le jour de la fête de Marie, Mère de Dieu.
Avec elle, elle peut maintenant chanter « Magnificat ».
Son départ, au-delà de la tristesse, interpelle notre foi, notre Espérance.
Nous lui disons merci pour le témoignage qu’elle nous laisse.
Elle intercède pour nous, que notre prière reconnaissante lui reste fidèle.
Père André Rousselle

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