Une bougie vous parle

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« Vous m’avez allumée et vous regardez ma lumière – rêveur, pensif –
Vous êtes peut-être heureux, un petit peu, de me voir.
Moi, en tout cas, je me réjouis d’être allumée.
Si je ne brûlais pas, je serais comme les autres dans une boite de carton.
Mais dans une boîte, nous n’avons pas de sens, de signification.
Nous sommes simplement là.

Ma raison d’être, je l’ai seulement lorsque je suis allumée,
et maintenant je suis allumée, j’existe.

bougie 3

Mais depuis que l’on m’a allumée, j’ai rapetissé.
C’est dommage car je peux très bien m’imaginer
que bientôt, je serai un petit lumignon.
Mais, il en est ainsi : il n y a que deux possibilités :
ou bien je reste entière, intacte dans la boite
et je ne deviendrai jamais un petit lumignon,
je ne rapetisserai jamais et dans ce cas je ne sais vraiment pas
ce que je fais sur terre, quelle est ma signification.
Ou bien je répands Lumière et Chaleur
et alors je sais pourquoi je suis là, pourquoi j’existe.

bougie 4

Mais bien sûr, pour cela je dois donner quelque chose de moi
et même me donner moi-même.
C’est plus beau que d’être là dans une boite de carton, inutile.

II en est de même pour vous.

bougie 5

Ou bien vous vivez pour vous, il ne vous arrive rien et vous ne perdez rien,
mais aussi, vous ne savez pas au juste pour quoi
vous êtes comme ces bougies dans la boîte.
Ou bien vous donnez lumière et chaleur,
alors vous avez donné un sens à votre vie.
Les gens se réjouissent de votre présence.
Vous n’êtes pas pour rien sur terre,
mais vous devez aussi donner quelque chose,
quelque chose de vous et même quelque chose de vivant en vous.
Vous devez donner un peu de votre joie, de votre affection,
de votre fidélité, de votre rire, de votre tristesse,
de vos peurs, de vos désirs, de tout ce qui est en vous.
N’ayez pas peur si, ce faisant, vous devenez plus petit :
c’est seulement de l’extérieur ! De l’intérieur, vous serez de plus en plus serein.
Pensez-y lorsque vous voyez une bougie allumée, car vous êtes comme celle-ci.

bougie 6

Je suis une petite bougie unique.
Lorsque je suis allumée, la lumière et la chaleur
qui se dégagent de moi ne sont pas fortes,
mais avec d’autres bougies, toutes ensemble,
grande est notre clarté et forte est notre chaleur.

bougie 7

Il en est de même pour vous.
La lumière que vous donnez n’est pas grand chose,
mais avec celle des autres, c’est énorme :
la lumière se communique.

bougie 8

Il y a quelquefois à la maison des pannes de courant
et il fait noir d’un seul coup et tout le monde crie : « Vite, une bougie ! »
– Alors, on ouvre les tiroirs, on frotte une allumette,
on a vaincu l’obscurité grâce à la bougie
que l’on vient d’allumer – avec une seule flamme.

bougie 9

Beaucoup de choses sont obscures et indifférentes.
Beaucoup se plaignent et maugréent.
Certains n’arrêtent pas de se lamenter, de geindre que tout va mal.

bougie 10

Mais n’oubliez pas qu’une seule flamme est toujours plus que l’obscurité.
PRENEZ DONC COURAGE et n’attendez pas les autres.
Soyez allumés et brûlez.
C’est le sens de votre vie
comme c’est celui de la petite bougie.

bougie 11

Si vous avez des doutes, alors prenez une bougie et allumez-la.

bougie 12

Regardez cette flamme vivante et comprenez !

Tous appelés à briller

Notre plus grande peur n’est pas que nous soyons inadéquats.
Notre peur la plus profonde est que nous soyons puissants
au-delà de ce qui est mesurable.
C’est notre lumière, pas notre obscurité qui nous effraie le plus.

Nous nous demandons : qui suis-je pour être brillant,
merveilleux, talentueux, fabuleux ?
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
Vous êtes un enfant de Dieu…

Nous sommes nés pour manifester la gloire de Dieu qui est en nous.

Ce n’est pas le sort de quelques-uns, c’est le sort de tout un chacun.
Et quand nous laissons notre propre lumière briller,
nous donnons aux autres, sans en être conscients,
la possibilité de faire la même chose.
                                                                          Nelson Mandela

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Invitation aux amis de Nicolas Roland

Les différentes Fêtes des Sœurs ont été l’occasion de vraies rencontres :
joie des retrouvailles, joie du partage…
« Ce serait dommage d’attendre 10 ans pour se revoir !… »
De Châlons-en-Champagne, de Charleville-Mézières, de Maubert,
de Nouzon, de Reims, de Rethel, de Sedan, de Vireux…,
le désir de se retrouver s’est manifesté…
Aussi, nous vous proposons une rencontre de toutes et tous,
en famille : adultes, enfants… avec les Sœurs.


Venez nombreux
le Samedi 28 novembre 2009
au 48 rue du Barbâtre
à Reims !

Accueil à partir de 10 heures
Portes ouvertes :
vidéo, visite, partage en petits groupes, ateliers pour les enfants…

Repas : partage avec ce que chacun apportera…
Les boissons chaudes (café, thé, tisanes…) seront à votre disposition, sur place…
Une Eucharistie à 16 h pourra nous rassembler dans la prière.

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Pas croyable !!!

Pas croyable !!!

   

  

 

 

 

 

Nous nous plaignons des croix que nous avons à porter,
mais nous ne réalisons pas
qu’elles nous préparent pour les travers de la route
que Dieu voit et que nous ne voyons pas !
Quelle que soit votre croix,
quelle que soit votre souffrance,
il y aura toujours du soleil après la pluie…..


Il se peut que vous trébuchiez, que vous tombiez même ;
mais Dieu est toujours là pour entendre votre appel…..
Il connaît tous vos chagrins, voit chacune de vos larmes,
et un seul mot de ses lèvres peut apaiser vos peurs…
Vos peines peuvent s’attarder dans votre nuit,
mais soudainement se volatiliser au petit matin….
Le Sauveur est là, quelque part au-dessus,
pour vous combler de sa Grâce,
et vous imprégner de son Amour…
Dieu nous promet une arrivée paisible,
mais pas un parcours tranquille.

« Les amis sont comme les étoiles.
On ne peut pas toujours les voir mais on sait qu’ils sont présents. »

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Soeur Yvonne Davenne

Sœur Yvonne Davenne
1915 – 2009
Yvonne est née le 17 avril 1915 à Villers-devant-le-Thour, dans les Ardennes.
L’ambiance de sa famille de 8 enfants l’a marquée.
Yvonne a reçu une formation de secrétaire.

Entrée au noviciat le 5 septembre 1935,
elle prend l’habit le 15 septembre 1936 et fait profession religieuse
dans la Congrégation des Sœurs du Saint Enfant Jésus,
le 16 septembre 1937, sous le nom de Sœur Saint Louis de Gonzague.

Sœur Yvonne vient de nous quitter pour retourner au Père à l’âge de 93 ans,
après 71 années de vie religieuse.
Au début de sa vie religieuse, elle est envoyée, en septembre 1938,
à l’externat du Sacré-Cœur de Sedan
où elle perfectionne sa formation d’institutrice.
Puis en 1946, à l’externat Saint Thomas de Reims où,
recevant progressivement la responsabilité de s’occuper
des œuvres de jeunes filles dans la paroisse,
elle anime la chorale, le cinéma… jusqu’à l’été 1960,
elle marquera beaucoup dans cette mission.

C’est alors qu’il lui sera demandé le service de plusieurs postes successifs :
septembre 1960, directrice à l’école Nicolas Roland à Saint Remi de Reims ;
en 1961, à l’école Saint Charles d’Epernay ;
en 1964 à Sainte Anne de Charleville
et enfin directrice du pensionnat Jeanne d’Arc de Vouziers où elle restera 1 an.
En 1967, elle sera nommée supérieure
à la Communauté du Verbeau de Châlons-sur-Marne,
avec la direction de l’école Sainte Pudentienne
où elle demeurera une quinzaine d’années.

à l’âge de la retraite, en 1983, elle est envoyée à la Communauté de Sedan,
à Rethel en 1991, et à la Houillère en 1994.
Ce n’est qu’en août 2006 qu’elle rentre à la Maison-Mère.



Partout elle fut appréciée pour ses dons d’éducatrice, son tact et sa délicatesse.
Avec beaucoup de patience, de persuasion et d’humour,
elle encourageait chacun à faire un pas, à faire fructifier ses talents.

De caractère indépendant, assez secrète, elle savait néanmoins
s’entourer de personnes compétentes et dévouées
pour la bonne marche des écoles et des œuvres confiées.
Elle veillait à former et à animer des équipes éducatrices,
soucieuses non seulement de réussite scolaire
mais de faire grandir chacun dans l’amour des autres et de Dieu.
Elle vivait les mêmes relations dans la vie paroissiale et la vie de quartier.
Toujours prête à rendre service, elle était fort appréciée des familles et des prêtres.
Que de liens profonds tissés aussi au cours des colonies et des camps de vacances
qui lui étaient confiés !… Que de souvenirs heureux dont on se rappelle encore !…

Elle n’en gardait pas moins des liens très profonds
avec sa nombreuse famille bien éprouvée au cours des temps :
elle portait les joies et les peines de tous,
souffrait des épreuves des uns et des autres,
nous invitant à prier avec elle afin que le Seigneur soit leur Force.
Jusqu’à la dernière semaine, elle a fait l’effort de rejoindre sa sœur au téléphone
pour s’intéresser à la vie de chacun.

Durant son court séjour à l’infirmerie,
elle a été accompagnée très amicalement
par ses Sœurs et par le personnel soignant, attentif à ses besoins.
Elle a pu dire bien consciemment jusqu’au dernier matin, accueillant Jésus-Hostie :
« Jésus, j’ai confiance en Toi. Tu sais tout.
Tu sais bien que je t’aime. Aide-moi et sois ma force ».

 

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Soeur Emmanuelle

 Sœur Emmanuelle : « Il suffit d’aimer »

 

 
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Sœur Paulette, Sœur Cécile et Sœur Geneviève fêtent leur 60 années d’engagement comme Sœur du Saint Enfant-Jésus de Reims

 
Samedi 18 octobre 2008,
à la Maison-Mère, 48 rue du Barbâtre à Reims :

Sœur Paulette, Sœur Cécile et Sœur Geneviève
fêtent leur 60 années d’engagement
comme Sœur du Saint Enfant Jésus de Reims

    

Depuis plusieurs mois, chacun se préparait à cette rencontre… et cela se voit !
Quelle joie de se reconnaître après 10, 55 et même 61 ans d’absence !
Que de fleurs apportées pour exprimer
la beauté d’une vie toute donnée au Seigneur et aux autres !
C’est une grande famille qui se retrouve :
chacun se sent chez lui, heureux de manifester
sa reconnaissance aux Sœurs connues et aimées.

   

C’est une Fête où se côtoient gaiement toutes les générations :
« vieilles gens, jeunes gens, tous ensemble… »,
animées d’un même esprit de famille : la simplicité…
Joie qui se communique dans les 2 chapelles bien remplies :
regardez les yeux pétillants, les sourires,
les visages rayonnant d’un bonheur qui va droit au cœur !…

Après le chant d’entrée, Sœur Danièle accueille toute l’assemblée
et évoque ce que fut la vie de nos jubilaires :

     

…C’est dans l’action de grâces que Dieu nous réunit nombreux aujourd’hui.

Quand nous relisons votre parcours de 60 années,
nous retrouvons bien l’esprit de Nicolas Roland vécu aujourd’hui :

Séduit par l’Amour de Dieu, il contemple, écoute, s’ouvre à cet Amour.
Passionné des jeunes, il provoque à répondre aux défis du temps…
N’est-ce pas, mes Sœurs, ce que vous avez cherché à vivre
tout au long de ces années de vie religieuse apostolique dans la Congrégation ?
Vous l’avez vécu vous-même, et vous l’avez transmis par votre vie de service :

Sœur Paulette : à Maubert, à l’Institut familial ménager,
devenu ensuite Foyer Nicolas Roland, puis à Chenay ;

Sœur Cécile : à Dizy, au Grand Séminaire puis à la Maison-Mère ;
Sœur Geneviève : comme professeur à Jeanne d’Arc de Reims, de Charleville,
puis à Notre Dame de Mézières.

Par toute votre vie, vous avez essayé d’annoncer ce Dieu Amour qui vous fait vivre.
Quelles joies de revoir les jeunes devenus adultes assumant toutes leurs responsabilités !

Que de personnes rencontrées et aimées dans tous les services rendus, partout où vous avez vécu ;
Que d’écoute, d’accueil dans toutes les relations ! Que de liens tissés !

Oui, béni sois-tu Seigneur. C’est ton amour qu’elles ont reçu dans leur cœur
pour le partager à chaque rencontre, comme à travers les multiples services.
 

Chacun est prêt à vivre intensément la messe d’action de grâces où tout le monde chante…
soulevé par le dynamisme du maître de chorale (Bernard Hourlier)
et l’organiste (Bernard Hess)
qui soutient si bien ces chants simples, bien choisis, festifs.

   
Oui, nous sentons tous nos cœurs à l’unisson, nous nous entrainons les uns les autres.
N’est-ce pas déjà ce que vivaient les premiers chrétiens :
« Ils n’avaient qu’un cœur et qu’une âme ».

L’homélie du Père Dutrève, fort appréciée pour sa simplicité et son humour,
rejoint le cœur de chacun :
« …Jésus s’empresse de dire, quelques lignes plus loin,
« C’est moi qui vous ai choisis et institués pour que vous alliez, que vous portiez du fruit…. »
Comment « aller » et « demeurer» en même temps ?
Jésus répond : « II faut demeurer dans mon amour. »
Les mots volent en éclats : par définition l’amour est le contraire du confortable,
c’est un espace qui ne connaît pas l’installation. L’amour ne demeure pas, il vit.
C’est la sève qui irrigue le sarment en pleine vie enté sur le cep !

   

«Demeurer dans l’amour de Dieu» pour être, selon le souhait du Bienheureux Nicolas Roland,
embrasés du feu de cet amour divin pour pouvoir en réchauffer les autres,
c’est vivre la fidélité, de 60 années en l’occurrence.
Ce n’est pas un podium, ni une médaille d’honneur,
c’est une relecture de tant de pages vécues et écrites avec tant d’autres
rencontrés au fil de différentes missions reçues.
Et nous voilà encore loin d’une nostalgie stérile
pour nous ouvrir au témoignage dynamique de la fidélité.

« Fidélité »: ce mot, ce concept pose bien des questions aujourd’hui.
Cela évoque trop souvent ce qui ne bouge pas, ce qui demeure identique, à l’ancienne.
Cela évoque le souvenir, le monument en mémoire.
Mais peut-on être fidèle dans un monde où tout change, souvent rapidement.
Les personnes elles-mêmes évoluent !
Mais la fidélité pour Jésus, n’est pas un enfermement,
c’est tout un projet à réaliser, c’est un projet de vie.
Les disciples de Jésus, qu’il n’appelle plus serviteurs mais amis
parce qu’il les associe aux projets du Père, deviennent des associés
à l’entreprise collective que Dieu désire développer dans le monde, à l’«Instruction» :
« Aimez- vous les uns les autres comme je vous ai aimés »;
une terre fraternelle où chacun est reconnu et aimé.
C’est une sorte de coopérative de production des fruits de l’amour,
dans laquelle chaque personne participe à la responsabilité
en vue de l’expansion du courant de vie qui les anime.
Il leur faut pour cela rester étroitement unis au Christ
et se laisser pénétrer de l’Esprit qui est à la base de tout.

  

Jubiler, c’est encore toute une mission qui est confiée :
témoigner que la fidélité est toujours possible parce que c’est un mouvement de vie.
Vous savez ! Ce n’est pas le bateau qui reste attaché à quai qui est fidèle,
il est voué à la rouille ; est fidèle le bateau qui part au large,
fidèle à son cap qui lui permet d’affronter toutes les tempêtes et vents contraires
pour conduire ses passagers vers des horizons nouveaux et enrichissants.
Et si le moteur semble s’arrêter ou les voiles se fatiguer,
le bateau court encore sur son erre grâce à l’impulsion
qu’il a reçue pendant tant d’années.
C’est un sillage ouvert pour les générations qui suivent !

     

« Aux jeunes démunis porter l’espérance » dans le sillage de Nicolas Roland. »

            

Quelque chose de profond se vit dans les cœurs
et il faut entendre les applaudissements de joie après le merci final
et l’invitation à poursuivre la fête par le partage du verre de l’amitié.
La joie se manifeste de toutes manières…
et le « you-you » de l’Afrique est apprécié des connaisseurs !

Beaucoup d’émotions, de reconnaissance, de rencontre (depuis 61 ans…)
manifestée par les cadeaux, les fleurs, les paroles échangées, les services rendus…

   

Un couple de jeunes parents se rappelle sa première rencontre
comme étudiant, ici même, dans la maison, il y a 18 ans…

M., au moment du départ, embrasse Sœur Reine
et fond en larmes : « C’est trop émouvant ! » lui dit-elle…

Nous avions l’impression que c’était le jubilé de nous toutes !

Quelques réactions glanées :

Toute l’ambiance et le déroulement de la cérémonie nous ont aidés
à mieux prendre conscience de notre vie profonde et à la ranimer…

Le parcours de chaque sœur depuis son 1er engagement,
les lieux où elles ont été envoyées, le chemin parcouru
pour annoncer la Bonne Nouvelle, les personnes rencontrées,
les amitiés nouées, toutes ces vies données nous rappellent nos propres parcours
et raniment nos aspirations les plus profondes…

L’émotion des sœurs jubilaires a gagné toute l’assistance
quand elles ont exprimé au Seigneur leur reconnaissance pour la fidélité de son amour.

   

Les chants bien connus que nous pouvons encore chanter sont autant de messages
qui renouvellent notre foi.

  

M. C. B. écrit aussi :

« …Pour les 60 ans de vie religieuse des 3 Sœurs de l’Enfant Jésus,
l’Eucharistie fut plus que jamais d’actualité,
puisque nous nous sommes retrouvés autour de vous
lors de la messe d’action de grâce,
avec deux textes adaptés à l’occasion (Col. 1, 24-29 et Jn 15, 9-17) :
60 ans de charge apostolique que Dieu vous a confiée,
comme il l’avait confiée à votre fondateur : Nicolas Roland.

Soixante ans d’amour (p 10 et 11)* à l’égard des enfants,
des jeunes le plus souvent en difficultés,
des adultes rencontrés sur votre chemin respectif,
où vous avez, à l’instar de Nicolas Roland et dans les dispositions de Marie,
contemplé Jésus enfant, écouté la Parole (p. 6 et 7)*
demandé pardon (p 18)*, et vous vous êtes offertes davantage, (p 20)*
… vous portez l’espérance (p. 23)*…

Avec tous ceux qui étaient là, et qui ont eu la chance de vous avoir comme guides,
comme sœurs dans la vie et la foi, nous avons rendu grâce…

Le renouvellement de leurs vœux a été un moment très émouvant et très fort.
Nous avons eu la chance d’en être témoins,
nous savons aussi que ce ne sont pas des paroles en l’air
puisque c’est bien de leur mise en pratique
que nous avons bénéficiée et que nous avons partagée… »

   

Action de grâce, OUI ! Plus que jamais et union de prière
avec Nicolas Roland et votre Communauté religieuse.

Et nous, allons-nous «renouveler nos vœux» d’enfant de Dieu,
qui n’en a jamais fini de découvrir l’étendue de l’Amour du Père,
sur lequel nous pouvons nous appuyer pour vivre en Chrétien ?

P.S. : * Les pages citées sont celles du livret : « Prier avec Nicolas Roland »

 

Un grand merci à tous nos amis venus si nombreux
nous entourer en ce grand jour de fête…
Que de délicatesses, de générosité, de gestes d’amitié !…
Nous en sommes très touchées…

Merci à tous les acteurs qui ont si bien contribué
à la réussite de cette fête…

 

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Invitation au Jubilé de diamant

 

     

                                             Bienheureux Nicolas Roland

Sœur Danièle, Supérieure générale, les Sœurs jubilaires,
et les Sœurs du Saint Enfant Jésus de Reims,
ont la joie de vous inviter
à partager leur Action de grâces
au cours de la
Célébration Eucharistique
présidée par le Père Dutrêve

en la chapelle de l’Enfant Jésus,
48 rue du Barbâtre à Reims

le Samedi 18 octobre 2008 à 15 heures

 

Nous fêtons notre jubilé de Diamant :

Sœur Paulette Hazart (Sœur Cécile )

Sœur Cécile Prévot (Sœur Louis-Marie)

Sœur Geneviève Poizanolle (Sœur Jean-Baptiste de la Salle )

Venez nombreux nous retrouver,
vous unir à notre action de grâce,
prier pour l’Eglise et notre diocèse,
pour les jeunes et les vocations sacerdotales et religieuses

 

                                     Matthieu 11, 28

 

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Soeur Jean-Marie

 

A Dieu Sœur Jean-Marie  
1904 – 2008

Un siècle s’est écoulé depuis ce jour où, en classe maternelle,
la ferme et miséricordieuse parole de Melle Eugénie
vous révèle la divine Présence,
fulgurante certitude qui ne vous quitta jamais :
« Dieu est là ».

   

Plus tard, vous découvrez la « Présence de Dieu » comme parole clé de M. Roland
et vous nous l’expliquiez comme parole réversible qui appelle la « Présence à Dieu ».

 

Ce fut le fondement de votre vie devenue « Réservée » à Dieu
depuis ce pèlerinage à Lourdes où Marie vous accorde la « grâce de la Sérénité »
pour un don total, dans la vie religieuse.
Vous devenez alors ‘Sœur du Saint Enfant-Jésus’
dont l’apostolat auprès des jeunes se fera
par « l’Instruction chrétienne, directement ou indirectement »,
manifestant toujours, par la « présence aimante et sans retour sur soi »,
cette réservation à Dieu.

Vous serez bientôt maîtresse des novices,
donnant l’autre clé de cette vie évangélique
proposée par le Bx Nicolas Roland,
« notre pieux fondateur » comme vous aimiez le nommer :
« Clé de la Simplicité » que nous désirons recevoir et vivre fidèlement.
 Et dans le même mouvement, vous proposiez
le chemin « de la vraie dévotion à l’Enfant-Jésus :
« Comme Jésus – en Jésus – par Jésus, « chérir la divine Présence »
– dans une parfaite confiance avec Marie.
L’Esprit de Foi vous faisait reconnaître que « Tout vient de Dieu »
et avec Thérèse d’Avila,
vous aimiez redire « Dieu sait tout, Dieu peut tout et Il m’aime ».
Deo Gratias. Amen.


Ce chemin, vous l’avez parcouru devant nous, avec nous,
comme Supérieure Générale, fidèle et forte.
Traversant les périodes de lumière
mais aussi d’obscurités, de critiques et d’incompréhension,
vous avez gardé fermement la Source et sans cesse creusé le Charisme.
Vous nous disiez, en commentant prières, coutumes et règles de Congrégation :
« La Racine est solide ; soyez généreuses ; c’est le Chemin ».

     

Puis vint le temps de rejoindre la Maison-Mère,
de devenir « aînée » pour de longues années…
Là, le Seigneur vous conduisit, par un chemin de dénuement,
dans la plus grande désappropriation :
dénuement de l’obscurité totale, puis de la grande surdité,
et vous atteignez, enfin !… l’autre rive, en ce samedi 6 septembre.

   

Ce chemin, vous nous entraînez à le gravir,
par votre écoute, si silencieuse,
par votre enseignement et votre parole.
Vous nous ouvrez ainsi celle du Bx Nicolas Roland,
nous révélant sa profonde et simple richesse évangélique,
nous apprenant à passer au-delà d’une écriture,
qui semblait à quelques-unes, bien austère et même hermétique.

N’est-ce pas avec tout cela dans le cœur
que vous nous conduisiez à Chenay « Votre Seguine »,
nous faisant gravir le dur sentier, pour parcourir l’allée de la méditation

         
et redescendre du côté opposé, admirant au passage
la merveille du coucher de soleil
et le clocher de l’Eglise où demeurait « Jésus Hostie »

      

Lorsque vint la grande joie de la béatification de Nicolas Roland,
vous étiez à l’infirmerie,
là où le Seigneur vous demandait de vivre « Sa Présence »,
dans une forme nouvelle,
mais combien rayonnante pour ceux qui vous visitaient !…

     

Là, vous vivez, confiante en tous ceux qui vous entourent de leur sollicitude.
Tous vos mercis et vos silences gagnent bien des Cœurs.
Votre attente patiente et calme, toujours renouvelée,
révèle votre cœur vivant de cette Présence comblante dans l’Obscurité :
« Il est là… heureusement ! »

       

Vous nous avez quitté sans bruit, ayant suivi jusqu’au bout votre divin Seigneur,
participant à ces heures de la Croix qui vous ont ouvert l’éternité.
Veillez maintenant sur nous, avec la Communauté du Ciel.
Le chemin est bien obscur, vous le savez mieux que nous…
Obtenez-nous de rester fidèles
dans l’accueil de la Simplicité, toutes livrées à Jésus.
Qu’Il soit toujours pour chacun et chacune « Le Saint Enfant Jésus ».

Merci de tout ce que vous avez donné, à tous ceux que vous avez rencontrés,
comme à nous et à votre famille à laquelle vous étiez si affectueusement présente…

  

Béni soit le Saint Enfant Jésus !

 

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Les jeux olympiques du coeur

 

Le temps était venu.
Jésus décida qu’il était prêt à choisir ses douze apôtres.
Mais passer une annonce dans les journaux ne lui semblait pas suffisant.
Il décida donc d’organiser des Jeux olympiques
où il pourrait choisir les douze.
Les concurrents arrivèrent de partout.
La compétition fut acharnée.
Jésus devait juger tous les résultats.

En premier lieu venaient les prières.
Les candidats s’y étaient exercés, et cela se voyait
par la vitesse à laquelle ils pouvaient les réciter.
Quelques-uns articulaient chaque mot avec la plus grande précision.
D’autres se servaient de grands mots expressifs.
D’autres encore exprimaient de nobles idées.
Mais quand vint le temps de désigner le vainqueur,
Jésus n’en choisit aucun.
Il n’y avait apparemment aucun cœur dans leurs prières.
Elles n’étaient que des mots.

Puis vint le culte.
Là aussi, les concurrents s’étaient préparés sérieusement.
Certains portaient des vêtements magnifiques,
d’autres utilisaient l’encens à profusion.
D’autres encore mettaient l’accent sur la musique ou sur la beauté des gestes.
Mais de nouveau, quand vint le temps du choix, il n’y eut aucun vainqueur.
Il ne semblait pas non plus qu’il y eût du cœur dans le culte.
Il n’y avait qu’une belle façade.

En troisième lieu arriva l’enseignement.
Ce groupe-là était vraiment prêt.
Certains avaient élaboré des affiches raffinées.
D’autres se servaient de cassettes vidéo pour faire leur démonstration.
Et de nouveau, pas de vainqueur.
Il n’y avait pas de cœur dans leur enseignement.
Les méthodes semblaient plus importantes.

Et on arriva à la fin des Jeux.
Pas de vainqueurs, pas d’apôtres.
Épuisé par cette longue et irritante épreuve,
Jésus descendit près du lac
pour y trouver un peu de fraîcheur et se détendre.


Et c’est là que le miracle se produisit.
Il vit des hommes en train de pêcher.
Enfin, il trouvait des gens qui mettaient du cœur à leur ouvrage !
Et il les choisit.

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Soeur Anne-Marie Balard

 

Sœur Anne-Marie BALARD

Sœur Espérance 1915-2008

Anne-Marie est née le 26 avril 1915 à Eteignières dans les Ardennes.
Entrée au noviciat le 15 février 1938,
elle a pris l’habit le 15 septembre 1938 et a fait profession religieuse
dans la Congrégation le 25 octobre 1939 à Mainsat (Creuse).
D’abord, elle est affectée à la cuisine,
puis à la lingerie de la Maison-Mère, pendant 3 ans.
Puis elle est envoyée 6 ans à la garderie de Monthois.


En 1953, souffrante, elle doit revenir 3 ans à Reims.
Elle reprend une petite activité 1 an à Signy-le-Petit,
puis rejoint la communauté de Mézières, à la rue Colette, pendant 10 ans.
En 1967, elle est envoyée comme infirmière à Vireux-Molhain.

       
Après la fermeture de Vireux en 1973,
elle va à La Houillère pendant 4 ans, puis demeure 20 ans à Ay.

     
Partout Sœur Anne-Marie a eu le souci des enfants :
elle avait à cœur de leur faire connaître et aimer Jésus
et de leur faire vivre un projet, dans un club ACE…
Sœur Anne-Marie a marqué par sa capacité d’écoute,
son attention aux personnes, spécialement aux petites gens.
Animant une équipe de préparation au baptême,
elle sut se mettre à la portée de tous, révélant à chacun, avec patience,
ce qu’il pouvait entendre et comprendre.

 
Elle a suscité tout ce qui touche à l’éveil de la foi des petits.
Chaque année, elle s’ingéniait à préparer la belle fête des jeunes baptisés
le dimanche après Pâques. Par son contact avec les familles,
elle vivait au carrefour de tout un ensemble de familles, souvent loin de l’Eglise,
et arrivait à faire naître la confiance partout.

   

    

Sa foi simple qui sortait véritablement du fond d’elle-même
lui donnait de traverser toutes les difficultés, sans découragement.
Elle avait aussi une grande attention et délicatesse
envers les prêtres avec qui elle travaillait.
Par toutes ses relations, sa proximité des familles étrangères,
elle a rendu la maison des Sœurs très accueillante.
 


      

      

En 1997, Sœur Anne-Marie revint à la Maison-Mère ;
elle y appréciait le jardin, elle qui aimait tant la nature
et les grandes ballades dans les vignes d’Ay ;
elle était heureuse d’avoir des fleurs dans sa chambre de malade
où elle vécut les 3 dernières années dans une grande impuissance.

Dans ce chemin de dépendance, d’attentes qui paraissent si longues
lorsqu’on ne peut plus se suffire,
il lui fallut apprendre petit à petit la patience
mais aussi la confiance en l’autre, le difficile abandon
entre les mains de ceux qui vous apportent tant de services…
Confiance en « l’Autre », à la suite de la petite Thérèse :
« La Confiance, notre seule boussole ».

L’Eucharistie quotidienne, les échanges spirituels et les repas
dans sa fraternité des malades étaient pour elle,
des moments de lumière et de réconfort.

La prière du soir avec Nicolas Roland, Marie, nos amis du Ciel,
l’aidait à s’en remettre au jour le jour à la Volonté du Seigneur,
avec pourtant toujours la même question :
« Que va-t-Il me demander maintenant… après mes jambes… mes yeux… ?
Et la supplication jaillissait :
« Marie, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort ».
Tout ce temps de malade dans l’impuissance et la lutte contre la souffrance
a été pour ceux qui l’entouraient de soins et d’amitié,
chemin de patience et de service désintéressés…
Mais ce qui est certain, c’est que tout ce qu’elle a vécu
a fait grandir en son cœur une réelle reconnaissance
qu’elle n’arrivait guère à exprimer.

     

Chère Sœur Anne-Marie,

Merci pour votre témoignage et votre combat contre la maladie.

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